Luis De LEON

Son travail est techniquement irréprochable.
Son geste est sûr, et la palette chromatique répond parfaitement à ses impulsions visionnaires, dont l’inspiration est à l’évidence le mystère de la « sensualité féminine », premier rôle de la plus part de ses œuvres, souvent éclairée de rouge, car le rouge, couleur du soir, va bien aux femmes.
C’est à la fois décoratif et fascinant, une invitation à une rêverie érotique permanente et inspirative, que l’on accrochera avec plaisir et égoïsme dans une chambre à coucher, permettant une ultime œillade avant de plonger dans une rêverie luxuriante, certainement inavouable.
Vision idyllique d’un sein ou d’une croupe délicieusement et à peine dévoilés, une soie souvent transparente.
Tout est plus suggéré que visible, et quand c’est visible ce que l’on ne voit pas, laisse à notre imagination le soin de le créer à l’image de ce que nous aimerions.
Le regard reste accroché à cette bouche sensuelle, à la dentellefétichiste, au geste suggestif, voyage aux limites de l’intensité érotique qui vous emporte telle une vague onirique et enivrante de préliminaires.
L’amour est là mais il ne se voit pas, il se devine.
Ses toiles sont une invitation à ce genre de phantasmes, ne laissant personne indifférent même pas les femmes elles mêmes, qui n’auront aucun mal à se reconnaitre dans ces représentations torrides.
Luis De Leõn est de ces artistes émergeants, dont le talent, le succés, et la cote montante ont motivé l’intérêt de MECENArts, et le soutient de la Fondation.
Ses toiles sont accrochées au fur et à mesure de leur création ne laissant pas une possibilité d’accumulation ou d’attente, ce qui explique le peu de toiles que le show room peut présenter.
Encore abordables sur le marché de l’art, il faut se précipiter tant que c’est possible, car il est fort possible que bientôt elles atteignent des sommets financiers à la mesure de notre plaisir contemplatif.
Lord Eastleigh