Gil DELESALLE
Artiste peintre

"Roc Bleu 4" "Bouquet rouge"
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Pour contacter l'artiste : gildelasalle@yahoo.fr
www.gildelasalle.com
16, rue Paul Doumer
59830, BOURGHELLES
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Lillois, j’ai commencé mon cursus artistique à Saint Luc, à Tournai en Belgique, (établissement très connu dans notre région). J’y ai poursuivi, interne, mes humanités jusqu’en terminale et conjointement à cette période, j’ai rencontré Patrick Spriet. Ensemble nous avons arpenté la ville, marché de longues heures à la recherche d’images, de figures, de surgissements à peindre : bords de canal, rues, beffrois, plaines, et toute possibilité de perspectives. Puis les Beaux Arts de Lille qui m’ont donné mon diplôme national, section « design », et je suis parti étudier l'architecture et peindre à Bruxelles, point de départ d’une errance qui va durer une dizaine d’années.
Faire de la peinture mon art et mon expression.
J’ai 20 ans et je sais ce que je veux. Je pars à Toulouse. Je peins Toulouse ville rose pendant deux ans et la quitte pour le Cap Corse et sa couleur vert de gris, (couleur que je retrouverai par la suite, et qui marquera une de mes périodes) ; la Corse dont l’élément marin m’est à la fois mouvement et paysage.
J’y vis cinq ans avec de personnes chères, et je crée à Bastia une galerie d’art qui m’ouvrira la porte du succès et de la vente.
Mais à nouveau, l’errance me prend et je quitte la lumière blanche de la Corse pour la Dordogne, plus douce, plus lisse, plus souple. Je travaille toujours à l’extérieur, je marche, je peins les jeux de lumière, et à travers cette lumière, un habitat qui s’y trouve comme harmonieusement déposé. Insensiblement, Les paysages passent du réalisme à la suggestion, ils deviennent prétexte, simulacre de terre, de vie, de ciel et de sol.Deuxième époque
Je quitte la campagne, idyllique mais trop éloignée de mes préoccupations de locataire de la cité, et je reviens en ville. Je séjourne à Paris quelques mois et retourne à Bruxelles, ville européenne., Je reprends la marche, j’arpente, j’erre à nouveau , SDF en quête de peinture, de cohérence, de surgissement, d’angles, de cubes, à partir des masses amples et intenses de l’agora bruxelloise.
Mon itinérance compense la vente de mes tableaux trop figuratifs, trop commerciaux à mon goût ; je ne veux plus tricher, je cherche le vrai, le vrai que je suis et que je foule tout le temps. Je me perds dans les détails mais bientôt ils font ma force, ils m’attirent comme l’aimant et je les travaille, les façonne et les usine.
Je n’ai plus d’argent, je rentre à Lille. J’accepte un travail fixe dans un cabinet d’architecture. Je crée des bâtiments d’usine, de bureaux et d’habitation, dans des limites et sous des contraintes budgétaires et organisationnelles. Je tiens quatre ans puis à nouveau la peinture me taraude, je quitte mon travail d’architecte et je m’installe free lance en publicité. Je réamorce la peinture grâce à la liberté que ce temps m’accorde.
Cette seconde rupture, (cette fois ci pour la peinture) en crée une autre : parce que je travaille en ville et en atelier, les paysages que j’ai laissés dans les coins de ma mémoire, composent maintenant la trame de mes tableaux. Leur vérité m’apparaît et leur vrai s’organise. En m’affranchissant du réel, je peux enfin projeter mes visions sur la toile telles qu’elles sont : ajustées comme point de départ, organisées comme support. Je ne travaille plus que sur la lumière et les éléments que sont l’eau, la terre et le ciel.
Au travers de la lumière, je travaille la couleur : plus son travail est intense et riche , avec une palette plus réduite, plus l’abondance des images surgit, et plus l’épure souligne la richesse et le dénuement des formes. Je commence ainsi une période bleue, que je quitte bientôt pour reprendre le gris corse : vert d’argile, couleurs mêlées de ma terre d’adoption et de mes Flandres natales. Quand j’ai fini d’explorer les possibles d’une gamme, je la quitte , pour un moment ou pour toujours. Aujourd’hui, je peins rouge.